
Italo Svevo ou L'antivie
Maurizio Serra
Comparateur de prix
2 offres · 22,00 €
Offres vérifiées
Analyse SuperScan
Je peux parcourir le web et synthétiser l'ensemble des avis et données sur ce produit. Tu veux que je l'analyse pour toi ?
Caractéristiques
- Code EAN
- 9782246787365
Description
Italo Svevo ou l'antivie Protagoniste incontournable de la modernité, lu et traduit dans le monde entier, Ettore Schmitz, en art Italo Svevo (1861-1928), demeure un inconnu. Il est vrai que l'homme pratiquait tous les paradoxes. Cosmopolite, né à Trieste, sujet de l'Empire pendant les trois quarts de son existence, " il préféra écrire mal en italien, ce qu'il aurait pu bien écrire en allemand ", selon le mot perfide de son antagoniste, le poèle Umberto Saba. Commerçant avisé, industriel prospère dans l'usine de vernis de sa belle-famille, il " entra à la Trappe " et s'éloigna de la littérature pendant un quart de siècle. Juif converti au catholicisme lors de son mariage, il resta agnostique et réclama vainement des obsèques " sans prêtre ni rabbin ". Epoux et père irréprochable, il rêvait de couper les femmes en morceaux et de manger leurs bottines. Foncièrement apolitique, il accueillit sans enthousiasme l'embrasement de 1914. Italien de coeur et de conviction, il comprit tôt que les troubles de l'après-guerre conduiraient à l'ère des fascismes. Très méfiant à l'égard de la psychanalyse, il a écrit pourtant le premier roman psychanalytique avec La conscience de Zeno (1923). Découvert par les élites européennes grâce à l'amitié de Joyce et de Larbaud, il eut à peine le temps de savourer cette reconnaissance tardive, et s'éteignit en laissant inachevé son dernier chef-d'oeuvre, les Confessions d'un vieillard. Bref, Svevo reste largement une énigme. Un homme qui a fait de son oeuvre le siège de sa vie, mais dont l'" antivie ", qu'il voulait faire oublier, est encore plus révélatrice.