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Un chemin vers la liberté sous l'Occupation: du comité Varian Fry au débarquement en Méditerranée: Marseille-Provence, 1940-1944

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Un chemin vers la liberté sous l'Occupation: du comité Varian Fry au débarquement en Méditerranée: Marseille-Provence, 1940-1944

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Caractéristiques

Code EAN
9782866458508

Description

Né dans une famille quaker aisée, Varian Fry fait des études supérieures en lettres à Harvard, puis en sciences politiques à l'Université Columbia de New York et devient journaliste. Il est employé par une association de politique étrangère. Son engagement antinazi s'affirme en 1935, lorsqu'il est envoyé comme correspondant à Berlin. Dès 1938, il milite aux côtés des exilés allemands.La mission qu'il accepte de prendre en charge pour l'Emergency Rescue Committee en juin 1940 s'inscrit en continuité de cet engagement. Mais, devant la situation trouvée à Marseille en août 1940, il crée le Centre américain de secours (CAS). Expulsé de France en septembre 1941, il est considéré comme trop activiste, trop critique vis-à-vis du Département d'État et la politique américaine d'accueil des réfugiés: il devient un gêneur. Il est reconnu plus tard en France pour son action et est décoré de la Légion d'Honneur et nommé " Juste parmi les nations ".C'est peu dire que le parcours de Daniel Bénédite entre 1940 et 1944 est peu ordinaire. Bras droit de Varian Fry au Centre américain de secours, prenant sa suite lorsqu'il est expulsé de France, il est l'un des principaux artisans de la " filière marseillaise " qui permet à des intellectuels, des savants, des artistes, des réfugiés antinazis souvent juifs de quitter l'Europe, légalement ou non. Il héberge ou côtoie Breton, Ernst, Brauner, Duchamp, Chagall, Matisse, Malraux, Gide pour ne citer que les plus connus de ses protégés ou de ses contacts. Militant socialiste révolutionnaire, lié à la direction du mouvement Franc-Tireur, arrêté plusieurs fois, défendu par Gaston Defferre, il part fonder un chantier forestier dans le Var pour camoufler ses activités clandestines et celles de ses amis. Emprisonné à Marseille, il est le témoin privilégié de la libération de la Provence.Le récit de Daniel Bénédite est accompagné de photographies, en partie inédites, et, en annexe, d'une sélection de sa correspondance avec Varian Fry pendant et après la guerre, Fry qui lui écrivait: " Je crois bien que j'ai laissé mon coeur en France. Quelque part entre Les Baux et la Villa Air-Bel, au clair de lune, dans la fraicheur d'une nuit d'hiver. "Mobilisé en 1939 comme agent de liaison près de l'armée britannique en France, rescapé de la poche de Dunkerque, Daniel Bénédite refuse de regagner son poste à la préfecture de Paris. Il trouve refuge à Marseille où il entre en contact avec Varian Fry dont il devient le bras droit à partir d'octobre 1940 et qu'il remplace à la tête du CAS de septembre 1941 à sa fermeture sur décision judiciaire un an plus tard. Obligé de fuir, il retrouve certains de ses " protégés " sur un chantier forestier de la forêt du Pélenq qu'il va essayer de transformer en maquis en se faisant parachuter des armes. Arrêté par les Allemands, Bénédite est emprisonné à Brignoles, Draguignan, puis Marseille, d'où il est libéré le 16 août avant de devenir adjoint au commandant FFI de la région.

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